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Editions : M.E.O.

Livre : ICI

Résumé :

Depuis le décès d’Hélène, Maxime Dubreuil, avocat renommé au Barreau de Bruxelles, peine à donner un deuxième souffle à sa vie. Il néglige ses clients, bâcle ses plaidoiries, chasse la jeune femme qui s’est attachée à lui et, noyé dans l’Aberlour, avec pour guide le calepin du grand-père Émile annoté par le père Stéphane, il erre à travers son cher « carré d’or », entre la place Poelaert et l’avenue Louise, en vaine quête de la lumière et des odeurs qui ont enchanté sa jeunesse. Mais, comme lui-même au fond de son verre, le monde entier chavire et Bruxelles n’est pas de reste : inondations, déluges, tornades se succèdent, les processions millénaristes envahissent les rues fissurées, où les arbres arrachés obstruent la circulation. Le Palais de Justice, inondé puis incendié, le renvoie à sa solitude, quand ce n’est à la fontaine du poète foudroyé en pleine jeunesse, « Je t’offre un verre d’eau glacée… »

Mon avis :

 

Le carré d’or, c’est l’histoire de Maxime Dubreuil, sa chute libre depuis la perte de sa femme. Dans un monde qui vole en éclats (tempête, ouragan), c’est la vie de Maxime qui suit le même chemin. Mais le carré d’or, c’est avant tout ses repères comme le Palais de justice, l’avenue Louise (l’histoire se déroule à Bruxelles).

Depuis la mort de sa femme, Maxime n’a plus le goût de rien si ce n’est de se noyer dans l’Aberlour (whisky), plus le temps avance et plus Maxime se noie.

Ses enfants sont pour l’un au Mexique, pour l’autre à New York, il ne lui reste plus que la dame qui fait son ménage ainsi que sa « régulière ». Autant dire que Maxime est seul, du moins c’est de cette manière qu’il voit sa vie qui ne tient plus vraiment à rien.

C’est de cette manière que nous voyageons avec Maxime entre son présent et son passé. Nous allons avoir des morceaux de sa vie, ainsi que certains passages de son enfance avec ses parents ou son grand-père.

Mais le plus gros manque de Maxime est celui de sa femme Hélène, c’est une vraie chute à laquelle nous assistons, complètement impuissants, même si parfois il nous prendrait l’envie de le secouer et de lui faire comprendre que la vie continue malgré tout. Lui faire comprendre qu’il n’est pas complètement seul.

Un récit de vie qui nous montre l’effet que peut avoir la perte d’un être cher.

C’est grâce à ce livre que je découvre la plume d’un auteur de grand talent dont je ne suis pas prête de me séparer et dont je suis vraiment curieuse de découvrir un autre livre.

 

Merci aux éditions M.E.O. pour leur confiance.